Ne laissons pas le code du travail mourir par ordonnance !

A peine élu Macron confirme la mise en oeuvre de son programme antisocial et la ministre du Travail
fourbit ses armes.

La nomination d’un Premier ministre, proche d’Alain Juppé et soutien de François
Fillon, est symbolique du sens donné à l’action du gouvernement. Sa composition montre également
que les ministres ne sont pas tous des inconnus de la politique…

Quand à l’ouverture à la socièté civile, c’est plutôt de l’ouverture au MEDEF qu’il s’agit :

l’ancienne DRH du groupe Danone, Muriel Pénicaud,
vient de nommer une équipe de choc qui ne laisse aucune illusion sur les décisions politiques à venir
dans les prochaines semaines.

Le directeur de cabinet de la Ministre du Travail n’est pas non plus un inconnu des syndicalistes CGT :
Antoine Foucher, ancien dirigeant du Medef a aussi été DRH mais lui du groupe Schneider. Avec cet
homme du Patronat, la Ministre sera secondée avec zèle pour préparer dès l’été les ordonnances démantelant
le code du Travail.

Cela en dit long sur les méthodes du Président de la République et sur l’urgence des salariés à se mobiliser,
dans l’unité la plus large, contre les casses programmées du Code du Travail et de la Protection Sociale,
qu’Emmanuel Macron veut imposer à coup d’ordonnances, dès cet été.

Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT, reçu à l’Elysée et à Matignon a exigé un renforcement
des droits et garanties sociales pour tous les salariés et retraités à l’inverse des objectifs du nouveau
gouvernement.

Nos propositions sociales

Hausse du SMIC à 1800 euros avec obligation de négociation par
branche pour mise à niveau de l’ensemble des seuils d’accueil
par qualification et diplôme. Hausse des pensions de retraite et
des minima sociaux sur la base de cette proposition de SMIC.

• Mise en oeuvre effective de l’égalité salariale entre les femmes
et les hommes avec mesures contraignantes (pénalités financières)
pour les entreprises non respectueuses.

Réduction du temps de travail à 32 heures de référence hebdomadaire
avec négociation de mise en oeuvre par branche.

Retraite à 60 ans avec taux de remplacement à 75% minimum
du SMIC.

Développement et extension des droits à la protection sociale
par un renforcement de la Sécurité sociale.

Allocation d’autonomie pour les étudiants.

Code du travail simplifié renforçant les droits des salariés et de
leur représentation, respect de la hiérarchie des normes.

Développement de la démocratie sociale avec développement
des prérogatives de chacune des IRP, du dialogue social et de la
négociation collective. Développement des droits participatifs des
salariés à la démocratie sociale et aux stratégies d’entreprises.

• Mise en place d’un fonds mutualisé pour l’accès aux activités sociales
et culturelles pour les salariés des TPE avec une gestion
nationale paritaire selon représentativité.

• Loi d’amnistie pour l’ensemble des représentants des salariés.

Nos propositions économiques

Plan de reconquête et de développement de l’industrie conjuguant
développement technologique et emplois avec préservation
de l’environnement.

Plan de reconquête et de développement des services publics
veillant à l’égalité territoriale notamment en matière d’éducation,
de culture, de santé et de transports publics et fret.

Conditionnalité des aides publiques avec des créations d’emplois.

Refusons cette politique de casse de décennies de combats pour nos acquis sociaux, à l’appel de
l’Union Régionale CGT Île-de-France, une première initiative, qui en appellera d’autres, la CGT
Air France appelle l’ensemble des salariés de nos sites parisiens, à rejoindre ce rassemblement,
jour d’installation des députés nouvellement élus, à 12h à proximité de l’Assemblée nationale.
GREVE mardi 27 juin de 1h à 24 h
Rassemblement 12 h, esplanade des invalides

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