Qui veut la peau de l’ASAF? Signez la pétition!

Il est alarmant de constater que des syndicats Air France ne sont plus à même de désigner les fauteurs de trouble au sein de l’entreprise et préfèrent endosser le rôle de petites mains du capital. C’est le scénario qui est en train de se dérouler sous nos yeux.

En effet, suite à la volonté de certains dirigeants de CE de mettre en place l’inversion des flux, des CE riches et des CE pauvres ont été générés ce qui va à l’encontre de l’esprit de solidarité pour lequel la CGT a œuvré depuis 1946.

Il s’agit pour ces « patrons » de CE de conserver « leur » argent pour ne pas partager avec ceux qui en ont moins.

La mutualisation opérée jusqu’à présent par le CCE permettait une équité de traitement. Aujourd’hui, l’ASAF se retrouve obligée d’aller chercher sa subvention de fonctionnement auprès de chaque CE.

Des CE contestent leur nombre d’adhérents ASAF afin de contribuer financièrement le moins possible, certains prônent même la ségrégation sociale en refusant de subventionner retraités, conjoints, enfants.

D’autres osent même contester le droit aux retraités d’accéder à des salles de sports dans des villes où ils ont déménagé depuis leur retraite.

Rappelons que l’ASAF fonctionne pour grande partie grâce au bénévolat des retraités d’Air France !

Certains dirigeants de CE estiment même qu’à partir d’un certain âge on n’a pas à faire du sport ! C’est pourtant certainement parce que certaines personnes font du sport qu’elles vieillissent mieux.

Quand les syndicats acceptent de gérer la misère !

L’ASAF risque de se retrouver sous le coup d’un redressement judiciaire voire d’une liquidation, leur CAC
(commissaire aux comptes) ayant déposé un droit d’alerte au tribunal. Le droit d’alerte est en phase 3.

L’assemblée générale de l’ASAF aura lieu les 4, 5 et 6 décembre. L’ASAF aura alors 15 jours pour donner au commissaire aux comptes une réponse quant aux solutions d’économies envisagées. Sinon, le tribunal prendra la main sur la gestion de l’ASAF avec toutes les conséquences que cela pourra engendrer.

Nous avons participé à une réunion le 7 novembre initiée par les dirigeants de l’ASAF qui avait pour objet de trouver une solution de financement. Étaient présents pour les Organisations Syndicales : La CGT ; pour les CE : Cargo, HUB, DGI, PE, SI, PAP.

Les solutions évoquées ont toutes tourné autour d’une augmentation de la cotisation adhérent, d’une baisse des subventions accordées, d’une limitation de cette subvention aux « actifs » et d’une baisse des effectifs des emplois de l’ASAF.

Les dirigeants de l’ASAF ont proposé, eux, de maintenir les 1,7% des 3,054%(subvention des ASC (activités sociales et culturelles du CCE).

La réalité est que les CE sol proposent une subvention amputée de 400 000€ pour 2018. Nous avons été les seuls à proposer de prendre l’argent là où il est, plutôt que d’accepter de gérer la misère organisée par la direction d’Air France. Personne n’a suivi notre proposition, préférant continuer de faire la peau à l’ASAF afin d’utiliser la manne financière ainsi récupérée, dans leur CE respectif pour mener une politique clientéliste.

Nous ne devons pas subir la politique de la direction !

C’est la raison pour laquelle, nous avons écrit une lettre ouverte au directeur d’Air France (voir la lettre) qui est à même de régler cette question de 400 000€ ! Mme Parly a bien touché 675 800€ pour l’attrition de l’outil de travail opéré par cette dernière au Cargo.

Les 6 718 adhérents de l’ASAF sont bien moins avides que cette dame et n’ont besoin que de 400 000€ pour continuer à pratiquer du sport d’entreprise aux couleurs d’Air France.

Au-delà de cette lettre, nous allons lancer une pétition pour que l’entreprise prenne ses responsabilités face aux conséquences de ses choix stratégiques et économiques.

Nous vous invitons toutes et tous à signer cette pétition pour que perdure l’ASAF !

SIGNEZ ICI

Téléchargez le tract  – Qui veut la peau de l’ASAF – 30 novembre 2017

Téléchargez la Pětition – ASAF – lettre ouverte (1)

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